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L’écrivain péruvien Ricardo Sumalavia était l’invité de l’association BIBLIO le 1er mars 2008, lors d’une rencontre au «Samovar», en partenariat avec le Service Culturel de l’université Bordeaux 3. Une vingtaine de personnes ont assisté à cet entretien.
Ricardo Sumalavia, né en 1968, a longtemps vécu au Pérou avant d’aller enseigner l’espagnol en Corée du Sud et en France. Il vit à Bordeaux depuis trois ans, animant des ateliers d’écriture en espagnol sur le web et dirigeant la revue artistique «Nudos». Il a publié des recueils de contes et de nouvelles dans son pays, et ses textes ont figuré dans des anthologies en Argentine, au Mexique et en Espagne. En Espagne vient de paraître son roman Que la tierra te sea leve. En France, une première traduction devrait paraître en mars 2009.
Giovanni Stiffoni : «Es-tu marqué par ta double identité culturelle : l’Amazonie et la ville?»
Ricardo Sumalavia : «J’espère parvenir à mélanger les deux dans mon écriture, je recherche une forme d’unité entre ces deux visions de la vie. Mon premier roman, publié à Barcelone en juin, repose sur une tension entre deux lignes : une ligne intellectuelle, plus cérébrale, celle de Lima, de la côte, et une ligne sensuelle, plus physique, celle de la forêt amazonienne. J’espère parvenir à faire coïncider ces deux lignes.»
G.S.: «Quels sont les thèmes qui t’intéressent?»
R.S.: «En premier lieu la (re)construction de l’identité, et plus particulièrement de l’identité dans la ville. Ma relation avec Lima est difficile : quand j’y suis, je la déteste, quand je suis ailleurs, elle me manque. J’essaie de trouver un espace personnel dans mes textes, tout en insérant des histoires cachées : même si je parle de moi ou de ma famille, il y a toujours, cachée entre les lignes, l’histoire de quelqu’un d’autre.»
Pour plus d’infos sur l’auteur et sur sa bibliographie, consultez le blog de Ricardo Sumalavia
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